[à-peu-près-nouvelle] Eclats de voix

poster des trucs pour le Zine, proposer ses textes : chroniques, parodies, dessins, BDs, humour de toutes sortes, articles, brèves, mots d'humeur c'est ici...

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Glaüx Le Chouette
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[à-peu-près-nouvelle] Eclats de voix

Message non lupar Glaüx Le Chouette » sam. 25 juin 2005 - 23:41

Eclats de voix



Le silence le fascinait surtout. Les premiers temps, à voir ainsi les livres, rangée après rangée, dos contre dos et leurs tranches face à face, il lui semblait les entendre se taire et s’unir dans une symphonie tacite, dans un secret de moines, indescriptible et incessant. Ou bien, les jours de légèreté, il imaginait le vacarme minuscule des conciliabules, de tous les conciliabules qui pouvaient avoir lieu entre les livres face à face, de rayon à rayon, de tranche à tranche : d’Homère à Eschyle, d’Eschyle à Cicéron, de Cicéron à l’Encyclopédie, puis à Céline, de Borges à Montaigne... Tout ce lieu vivait d’une vie d’anémone, de fond marin écrasé de silence et d’ondulations insensibles. Il l’écoutait un instant, puis s’asseyait ou rangeait quelques livres.

Les bruits venus de l’extérieur, les courants d’air, la vie envahissante des lecteurs était, au début, ce qui l’incommodait le plus. Des femmes, des hommes entraient ; la porte grinçait ; des chaises craquaient qui craqueraient jusqu’au soir ; tout bruissait, jusqu’à leur silence, ce qu’ils nommaient silence. Un pauvre silence humain, biologique, malhabile, qui n’était jamais qu’assourdissement.
Mais lui voyait plus loin qu’eux. Ils lui étaient transparents, comme les ectoplasmes laissés par des passants de dos sur une plaque photographique, après plusieurs jours, plusieurs années d’exposition. Face au temps des livres, ils n’étaient rien, ils passaient et s’effaçaient. Le silence demeurait. Pourtant ces courants d’air le hérissaient.

C’étaient là les premiers temps.

Chaque jour de travail à la bibliothèque — car c’était son emploi — il prenait un livre, au hasard, et le lisait. D’une traite, lorsqu’il était court ou facile ; en diagonale sinon, ou en partie, l’empruntant à la fin de la journée pour le finir chez lui ; distraitement, ou bien sans s’en relever huit heures de suite ; mais il le lisait. Le lendemain, un autre livre. Il n’avait du reste pas grand chose à faire : ranger mécaniquement des ouvrages selon l’ordre un peu ésotérique des cotes, et quelquefois renseigner quelques égarés ou aider à remplir des fiches de prêt. Mais il évitait ces contacts comme la peste. Il s’emmurait, et lisait dans sa forteresse. Il apprit beaucoup de cette fréquentation des livres.

Lui qui les respectait comme ses seigneurs et dieux, il concevait une sainte colère contre certaines pratiques pleines d’irrespect. Mal ranger un volume, par ignorance ou par paresse, en le poussant dans le premier espace venu. Chasser un livre vers le fond de l’étagère avec la tranche d’un autre. Corner les pages. Plier les couvertures. Il s’insurgeait beaucoup contre un grand crime en particulier : celui de laisser entre deux pages, systématiquement, ces bandes de carton rouge ou jaune sur lesquelles est inscrite la date de retour de prêt, ces bandes ineptes, périmées, mortes. Elles disloquaient peu à peu les couvertures, tachaient les pages au bout d’un temps, et lui inspiraient l’horreur d’un prêtre devant un crachat sur son autel ou une crotte de nez au bord du bénitier. Dans chaque bande de carton, il voyait toute l’arrogance, tout l’égoïsme, toute l’inconscience du lecteur, de la lectrice qui avait emprunté et souillé le livre, sans probablement le lire d’ailleurs, ou mal. Longtemps après les avoir rendus, anonymes, ils salissaient encore les livres sages et purs. Et ces bandes de carton lui laissaient deviner les pages froissées, les fibres de papier torturées, la sueur imbibée en elles, la crasse humaine qui restait au fond des livres à jamais, comme la mémoire d’un viol au ventre d’une femme. Les livres étaient ses femmes, ses seigneurs, ses dieux et ses enfants.

Mais ce n’étaient là que les premiers temps. Il avait vu peu de choses. Peu à peu, il apprit.

Les sacrilèges les plus graves n’étaient pas ces cartons impersonnels, ces oublis sans nom. Il y avait pire. Certains avaient écrit dans les livres. Certains ou certaines s’étaient cru investis d’assez de pouvoir et de science pour oser insulter le silence des pages, la blancheur des marges et la mémoire des auteurs. Des corrections. Souvent fausses. Des ajouts, superflus ou ineptes. Pire, des exclamations, de pitoyables ironies, des crachats, toujours des crachats, et des assertions d’enfantin baveux. Alors il tremblait, blanchissait, bredouillait de rage. Il essuyait autant que possible ces souillures. Mais il pouvait bien peu, face au nombre des hérétiques.

Les livres lui semblaient alors prendre un autre visage. Il les voyait drapés dans un silence indigné, lointains. Ils lui tournaient le dos, ils n’avaient plus de regard pour le serviteur trop faible. Il se voyait repoussé, rejeté, méprisé ; mais sa faute n’était qu’impuissance. Les usagers, alors, combien il les haïssait, ces impies, ces mécréants qui lui valaient à lui, par leur crime à eux, sa punition. Ces jours-là, il excluait jusqu’à la moitié du nombre des lecteurs, au moindre bruit, même involontaire, au premier mot, ou pour un coin à une page, pour un livre qui tombe, une main qui mouche un nez et ose encore toucher une page après cela. Il les vomissait, il les expulsait, les expédiait dans l’enfer du dehors. Qu’ils retournent à la vie trépidante et bruyante des ignorants, puisqu’ils n’avaient pas de respect pour les sages silences.

Parler sur la voix blanche d’un livre, voilà qui lui paraissait atroce, en vérité. Il comprit pourtant bientôt que le pire n’était pas là. De ces quelques voix faiblardes, fausses et grinçantes, surimposées au plain-chant des livres, à certains fragments, cris et éclats intercalaires qu’il trouva, il y avait la même distance que d’une hérésie à l’incroyance.
Ainsi, il découvrit parfois, par hasard, puis de plus en plus souvent du moment qu’il les chercha, des feuillets de toutes tailles, de toutes matières, de tous âges, restés au fond des livres ; peut-être d’anciens marque-pages, peut-être abandonnés sans raison aucune. Tout à coup, dans ces brisures au milieu du silence, le vacarme de l’hétéroclite, le chaos et l’horreur du campus pénétraient son paradis blanc et feutré. Nul lien, jamais, entre ces éclats de voix et le discours des livres qu’ils avaient infecté : une liste de courses dans l’Encyclopédie ; une lettre d’amour dans une grammaire latine ; un prospectus pour une soirée étudiante entre deux pages de Mallarmé ; du vocabulaire espagnol dans Baudelaire ; un dessin obscène en Louise Labé ; Pessoa sali par trois photos d’identité ; Montaigne et un papier gras ; un numéro de téléphone griffonné dans un Jaccottet ; des crachats adolescents dans la bouche sacrée d’Homère, Pindare sous une publicité de bière, une lettre dans Cervantès, la chair humide et baveuse de tous ces barbares sans visage dans la chair incorruptible et blanche des livres. Viols, viols ; crachats et viols.

Ces fractures, ces fracas, tout le bruit insensé de ces fragments de vie l’horrifiait bien au-delà du reste. Il comprit, très vite, combien ils niaient tout, en bloc. Le silence. Le respect du savoir. La noblesse des livres. Il comprit combien peu il importait, désormais, de sentir très finement si le silence des livres était multiple ou n’était qu’un, de bien ordonner les dos selon les siècles et les auteurs, de faire taire les bouches temporelles, d’excommunier les peu fidèles lecteurs, de purifier les livres en ôtant les bandes de carton rouge ou jaune. Car il en allait de bien plus que de châtier quelques reniflements ou toussotements dans l’assistance du culte. Il en allait de l’existence du culte lui-même. Comme si des barbares étaient entrés dans un temple d’Apollon pour y faire reposer leurs montures : quel crime, quel sacrilège, pour eux ? Ils ne savent pas ce qu’ils font.

Pauvres conciliabules, désormais, que ceux de ces livres dont la parole était coupée, niée, sans cesse, par des assertions absurdes, par l’étranger. Il en conçut une grande tristesse. Impuissant, désespéré, il voulut changer de poste. Il fit retraite dans la pénombre et l’oubli des magasins.

La réserve était assez vaste pour l’occuper toute une vie. Il garderait précieusement le fonds ancien, époussetterait tout ce qui habitait le silence mort des caves, et ne dérangerait plus personne. En psalmodiant à voix basse et en tremblant, il purifierait encore les livres, déplierait le coin des pages cornées, retirerait de deux doigts terrifiés des bandes de carton orangées ou jaunâtres. Qu’il conserve ce qui peut encore l’être. Qu’il vive la solitude des reclus et des religions mortes.

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Message non lupar Phiip the only Phiip » dim. 26 juin 2005 - 09:03

Sympa comme texte.
Ah le pauvre, il a pas fini d'en voir.... dans la réserve, y'a des rats et des araignées !

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Message non lupar Glaüx Le Chouette » dim. 26 juin 2005 - 12:46

Et encore, dans ma biblio à moi, à côté de la réserve, y a le parking des profs, avec une LADA BLANCHE avec des sièges en sky.


AAAAAAAAAAAAH


Non ! Pas une LADA BLANCHE avec des sièges en sky !


SIIIIIIIIIIIIII !!!



NOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!




AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!

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Message non lupar LaHyenne » lun. 27 juin 2005 - 12:53

* s'évanouit *

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Message non lupar nihil » lun. 27 juin 2005 - 14:48

C'est chiant ce texte. C'est con ce type est une graine de psychopathe, il aurait pas pu s'énerver un peu et brûler tous ces PUTAINS DE SOUILLURES HUMAINES QUI DE PAR LEUR CRASSE INCONSCIENCE... Mais je m'égare. Il aurait pas pu lapider une pouffe à coups de bouquins ? Ca aurait été de bon gout quand même.
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Message non lupar Glaüx Le Chouette » lun. 27 juin 2005 - 15:05

On va voir ce qu'on peut faire.
On peut assurément faire. On va garder la version .lapin.org, et une version .zone.apinc.org. Hop.

Avec un peu de temps.

Je vais acheter l'essence et les lames de cutter.

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Message non lupar Pas sage » lun. 27 juin 2005 - 15:09

trop prévisible la destruction. Non comme ça il est bien le texte.

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Message non lupar nihil » lun. 27 juin 2005 - 15:31

Ah et c'est pas prévisible que bon, non finalement il ne se passe rien et le texte n'a aucun intérêt ? Tu serais pas un genre de socialiste toi ?
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Message non lupar Pas sage » lun. 27 juin 2005 - 15:37

Bah disons que c'est tellement souvent que cela fini par un truc violent, dans vos textes, que la c'est pas plus mal que non.

Le texte est une monté dans la haine du bibliothécaire, et on s'attend a une fin en holocauste.

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Message non lupar Sivarrine » lun. 27 juin 2005 - 15:44

Mais si il n'y a pas de violence dans le texte, pourquoi le lire ?

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Message non lupar nihil » lun. 27 juin 2005 - 15:44

Dégage, on t'a reconnu François Hollande !
Sinon comme truc inattendu il aurait pu sauter au cou de ses gentils visiteurs et leur faire plein de bisous ? Là on aurait été surpris.

Et merde, un autodafé de lecteurs, ça changerait un peu d'un autodafé de livres. Et je suggère pas tellement un holocauste terminal, mais sur une lancée psychopathologique comme ça, on pouvait s'attendre à ce qu'on parte plus dans le délire. Sans forcément parler de sang et de meurtre, putain modéré extrêmiste !

En fait Glaüx je vois même pas bien ce texte sur lapin, il est quand même pas très drôle... Je sais qu'après les textes de Lahyenne, on se rend bien compte que l'humour est relatif, mais là...
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Message non lupar Pas sage » lun. 27 juin 2005 - 15:51

Certes...

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Message non lupar Pas sage » lun. 27 juin 2005 - 15:57

Je précise: l'humour absurde de Lapin n'est pas obligatoirement violent.

Pour ma part je reste convaincus qu'un bon texte n'est pas nécessairement violent et injurieux.

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Message non lupar Glaüx Le Chouette » lun. 27 juin 2005 - 15:58

Bé je sais pas faire un texte drôle, moi... J'ai pas posté grand chose de drôle, en fait. Je propose, et si ça plaît ça passe, si ça n'est pas lapinable tant pis, je garde ! C'est juste une proposition.


Pour la fin rock ' n' roll, c'était vaguement dans mon idée, au début du travail. Sauf que je pensais à une violence uniquement intérieure, pétage de câble, haines fébriles et tacites, et roulements d'yeux. Parce que c'est peut-être un psychopathe en puissance, mais (de fait) c'est surtout un faible et un planqué. Je le vois mal se lever et agir. Plutôt creuser et se cacher dans les caves.

Du coup, j'ai eu peur du grand guignol. Le flux de conscience à l'américaine, pour faire parler des fous, ça tourne vite au ridicule.

J'ai deux trois textes merdiques à souhaits, dans le genre, héhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhé. Mais ceux-là, je les planque.

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Message non lupar Glaüx Le Chouette » lun. 27 juin 2005 - 16:04

PS

(non non nihil, pas ce que tu crois)
(post scriptum)
(et rien d'autre)


D'accord pour dire qu'un bon texte n'est pas nécessairement violent.

Mais il est nécessairement frappant, marquant. Et la violence est (pour beaucoup, et moi entre autres) la façon la plus naturelle de marquer. Le tout étant de faire quelque chose qui n'ait pas pour seul intérêt sa violence (travail d'écriture, originalité, arrières-fonds multiples, etc.). Du coup, je n'ai rien contre les textes violents, bien au contraire.

Mais chaque chose à sa place, en effet ; la violence, pas sur Lapin.

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Message non lupar LaHyenne » lun. 27 juin 2005 - 16:59

Par contre les textes de merde pas drôles oui.

Hourra !


Ceci dit, c'est vrai que celui-ci n'est pas très rigolo ...

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Message non lupar Phiip the only Phiip » lun. 27 juin 2005 - 18:16

On le prend sur lapin.
Il est suffisamment bizarre à défaut d'être drôle.

Puyo, va falloir se remettre aux illustrations, là !

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Message non lupar ramazdoil » lun. 27 juin 2005 - 18:24

Moi je le trouve très bien ce texte, et une fin qui part trop en latte aurait rendu le texte ridicule c'est vrai...ou alors trop classique, trop prévisible.

L'intensité et l'impression que "tout va péter" sont justement amplifiés par toute la retenue. Et le fait qu'il ne pète pas un plomb sur le coup laisse justement s'imaginer que si un jour la pression venait à monter suffisamment pour qu'il explose, on verrait alors toute la démesure du psychopathe qui sommeille en lui.
Bref j'ai apprécié le texte en le percevant comme un mélange de suggestion et de réalisme (dans la modestie des réactions extérieures jusqu'à la fin).


Bravo Glaüx ! et vivement le prochain !

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Message non lupar Calamity J » lun. 27 juin 2005 - 19:19

Il est délicieusement suranné et délicatement décalé ce texte. Du lapin de première classe.

Hourra ! On le garde !

PS: Glaüx... Tu peux t'épousseter et sortir de ta réserve !
Heu....et maintenant on fait quoi ?

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Message non lupar Glaüx Le Chouette » lun. 27 juin 2005 - 19:23

J'ai trop peur de croiser la LADA BLANCHE avec des sièges en sky.



[edit] merci beaucoup !!!

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Message non lupar nihil » lun. 27 juin 2005 - 19:56

Vous êtes tous des yougoslaves, putain.
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Message non lupar Glaüx Le Chouette » lun. 27 juin 2005 - 19:59

Qu'est-ce qu'il a, le social-traître capitaliste bourgeois.

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Message non lupar nihil » lun. 27 juin 2005 - 20:18

Rien, j'aime pas les modérés c'est tout. Et les modérateurs non plus d'ailleurs, ça n'a rien à voir, mais je profite de l'occase.
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Message non lupar Glaüx Le Chouette » lun. 27 juin 2005 - 20:23

Je suis pas un modéré, je suis pas gentil, non, ça me donne envie de pleurer ce que tu dis là.

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Message non lupar ramazdoil » lun. 27 juin 2005 - 20:37

Humm je connais un bon petit restau yougoslave sur Colmar qui fait d'excellentes brochettes....

On peut franchement pas en vouloir à un peuple qui fait de l'aussi bonne bouffe !
...ou non !

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Message non lupar Jeannot » lun. 27 juin 2005 - 20:53

Et en plus c'est très bien écrit.

C'est beau comme du Schnitzler.



M'enfin, Glaux, depuis quand "un bon texte n'est pas nécessairement violent" ??
Mourir un Vendredi Saint est une bonne chose, car ce jour là, l'Enfer est fermé.

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Message non lupar FunRAM » lun. 27 juin 2005 - 20:54

Je viens de finir...
C'est très bien...
Et si on y mettait une destruction, faudrait réécrire tout ou partie de chaques paragraphes pour pouvoir coller à un personnage plus sanguin et plus impulsif, qui colle plus au psychopate réel plutôt qu'au psychopate en puissance...
Ou alors, t'écris la suite et un abruti pénètre dans la réserve.
LA, il y aura prétexte à une boucherie.
Bon, forcément, ça sera moins bien que ce texte...
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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Message non lupar Glaüx Le Chouette » lun. 27 juin 2005 - 21:09

Wouaou, merci Jeannot !


funRAM, ton idée d'un abruti qui entre dans la réserve après un moment, quand le faiblard est bien mûr et bien dingue, elle me plaît bien.

Soit j'essaie de m'y mettre, mais pas tout de suite, j'ai d'autres papiers sur le feu, soit ceux qui apprécient le texte et voudraient en faire autre chose le prennent, et le refont ou le complètent à leur sauce ?

C'est toujours chouette, les écritures à plusieurs mains !
Si ça dit quelqu'un...

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FunRAM
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Message non lupar FunRAM » lun. 27 juin 2005 - 21:15

Glaüx Le Chouette a écrit :C'est toujours chouette, les écritures à plusieurs mains !

Pourquoi seulement les écritures ?^^
Glaüx le Chouette a écrit :funRAM, ton idée d'un abruti qui entre dans la réserve après un moment, quand le faiblard est bien mûr et bien dingue, elle me plaît bien.

Merci, merci... Pour une fois que quelque chose que je propose est valable...
Glaüx le Chouette a écrit :Soit j'essaie de m'y mettre, mais pas tout de suite, j'ai d'autres papiers sur le feu, soit ceux qui apprécient le texte et voudraient en faire autre chose le prennent, et le refont ou le complètent à leur sauce ?

Je vote pour la première proposition !
Parce que bon, t'as un style qui t'es propre... Et si ceux comme LaHyenne ou Phiip, très doués dans leurs branches, écrivent la suite à leur manière, on risque de perdre ce qui en fait un bon texte...
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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Message non lupar nihil » lun. 27 juin 2005 - 22:20

Phiip the only Phiip a écrit :On le prend sur lapin.
Il est suffisamment bizarre à défaut d'être drôle.

Puyo, va falloir se remettre aux illustrations, là !


Ahah alors on refuse de passer des textes de merde totalement pourris, mais on publie des textes bien écrits et intelligents, hein ?

Ahahah.

...

Comment ça, c'est logique ?
Ah oui tiens...
Trafiquant d'organes pourris

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