L'inspecteur Trable dans "Meurtres de femmes"

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Modérateur : Modéro éro petit patapo

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beber
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L'inspecteur Trable dans "Meurtres de femmes"

Message non lupar beber » mer. 27 juil. 2005 - 17:59

Magda Chalon était là. Morte. Oui, morte. Son coeur ne battait plus, mais le pied du sergent Criard si. Inquiet. Il était inquiet. Pourquoi ? Sans doute de ne pas trouver la solution. Lui était un de ces hommes qui veut tout comprendre d'un coup. Comme ça. D'un coup. Comme le coup de revolver qui avait abattu Magda. Un tir froid, précis, dans la tête, au front. Un visage si beau pourtant, si doux parcouru maintenant d’un mince filet de sang sec. Comparable à une tache de tomate sur une chemise blanche...

Cela me faisait penser que chez moi, j’avais du linge à laver. Etranges sont les pensées qui me venaient en ces lieux, en ce moment. Mais à quelle heure allais-je rentrer ? L’ouverture de cette enquête et l’enquête elle-même allait prendre du temps. Ce temps, Magda ne l’avait plus. Je m’aperçus que Criard me regardait.

- Monsieur ?
- Oui ?
- Monsieur le mari de Madame Chalon est là dehors. Doit-on le laisser entrer ?

Pour qu’il voit sa femme morte ? Parfois, les gens posent des questions étranges, contenant elles-mêmes les réponses mais ils croient bon de les poser.

- Laissez Criard. Je vais lui parler.

Criard était jeune. 30 ans. Père de deux enfants dont les photos reposaient sur son bureau. Ils les regardaient parfois, attendri. Qui ne le serait pas ? Les enfants sont si mignons… quand ils sont petits. Grands, ils deviennent ou plutôt veulent devenir maîtres d’eux-mêmes. Mais sommes nous maîtres de nos vies ? Si on l’était, Magda Chalon ne serait pas morte.
Je sortis de ce salon où la mort se faisait sentir. Robert Chalon m’attendait sur le pas de la porte d’entrée.

- Ah enfin ! Quelqu’un allait peut-être m’expliquer ce qui se passe ?

Enervé. Enervé de vie. Robert Chalon, pour un homme de 70 ans semblait dans une forme olympique. Etrange pour un vieux… En général, les vieux fatiguent. Ils ressemblent à des oignons : ils ont un gros ventre, la queue sèche et dès qu’on les voit on a envie de pleurer.
Ah quand Richard m’avait raconté cette blague, j’avais bien ri. Mais là, le moment n’était plus à l’amusement. Robert Chalon ressemblait plus à un athlète de haut niveau, le corps fin, l’œil vif. Richard aurait sûrement dit qu’il ressemblait à une carotte. Une carotte avec les cheveux blancs et des rides.

- Monsieur Chalon, je suis l’inspecteur Trable.
- Oui, bonjour inspecteur, écoutez je voudrais…
- Monsieur Chalon, ce que j’ai a vous dire n’est pas facile…
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il…

Il s’arrêta. Il avait deviné. Non. Pire, il avait vu. Le corps de Magda Chalon sortait de la modeste maison, transporté sur une civière par deux infirmiers. Ils auraient pu attendre mais non. Vite. Toujours vite. Tout devait aller vite : manger, voir, consommer, vivre… vite. Trop. Et pour certains pas assez. Il se mit à courir vers le corps de sa femme. Il pleura. Il regarda sa femme un instant. Sanglotant. Il dit aux infirmiers qu’ils pouvaient y aller. Les portes de l’ambulance se fermèrent, puis elle partit, les pneus crissant sur les graviers. Criard était parti au bureau. A moi de le questionner. Questionner un veuf, quoi de plus cruel ? Il pleure sa femme et je dois lui parler de sa femme. Ce qu’elle faisait, ce qu’elle disait avant qu’il ne la voit pour la dernière fois. Etrangement, c’est lui qui s’avança vers moi. La carotte pleurait. Pourtant elle n’avait pas de jus. Elle n’en avait plus. Le jus de sa vie s’était comme éteint. Robert Chalon, si vif tout à l’heure, n’était plus qu’un légume.

A suivre...

corrigé, Vonder
Je ne vois pas ce que je pourrai dire sans vraiment rien dire tout en disant vrai.

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Vonderwomane
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Message non lupar Vonderwomane » mer. 27 juil. 2005 - 19:03

Hey ! Beber ! Tu nous prépares une petite surprise à tiroirs ?
Wesh !!!!! Rabbit Power...

Il ne faut jamais dire :
Lapin, je n'achèterai pas ton livre.
Kouin, je ne t'aime point.

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FunRAM
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Message non lupar FunRAM » mer. 27 juil. 2005 - 19:30

Miam !
C'est bon, les légumes !
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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Message non lupar Eric Num » mer. 27 juil. 2005 - 23:21

Ouaip, moi je suis fan des carottes. Et des radis aussi.
Bon, moi, je vais chercher la pelle

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Doc Magoo
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Message non lupar Doc Magoo » jeu. 28 juil. 2005 - 00:04

Moi je dis qu'ensuite, ils se font une bonne soupe de légumes.



Ou pas...
Have no Fear, Doc is Here !
Expréssion arménienne : J'irais rouler en voiture sur les bords de ton chapeau.
Sega c'est plus fort de ouam (et de loin).
En effet, ca gave plus fort que moi (faut le faire, hein?).
Mangez des vaches ! Buvez des poules !

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beber
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Message non lupar beber » jeu. 28 juil. 2005 - 09:40

Robert Chalon me regarda. D’un signe faible de la main droite, il m’invita à entrer. Il savait que j’allais devoir lui poser des questions. Fichue journée…

Tiens ? Une goutte. Pas de sang, non. De pluie. Comme toujours, dès qu’un évènement tragique se produit, il pleut. Comme dans le film que m’a montré ma fille, Agathe. Un film d’horreur. Chaque meurtre gagnait son lot de pluie. Et moi je joue qui dans ce cas ? Le pauvre inspecteur qui cherche qui a commis les crimes ? Oui… mais moi je résonne.

- Inspecteur !

Je me retournais. Un gendarme.

- Voici le dossier de Magda Chalon.
- Merci.

J’avançais vers la porte d’entrée, en parcourant le dossier. Zut. Une goutte d’eau dessus. Je le refermais. Robert Chalon était dans le salon. Seul. Je m’installais dans le canapé en face du sien. Un mouchoir dans sa main gauche, il pleurait doucement.

- Depuis quand remonte votre mariage avec Magda ?
- Deux mois.
- Vous aviez donc 70 ans comme maintenant et elle…

Je rouvris le dossier. Je relus.

- 30.
- Oui.
- Expliquez moi.
- J’ai rencontré Magda il y a cinq mois de cela, en Angleterre. Elle venait de Turquie. Elle était rentrée en Angleterre pour voir sa famille. Mais sa mère qui était souffrante habitait en France. Les autorités refusaient de lui délivrer un passeport pour séjourner en France, pour aller voir sa mère. J’ai beaucoup parlé avec Magda. On s’aimait bien. Je lui ai alors proposé de faire un mariage blanc. Ayant toujours vécu seul, un peu de compagnie m’aurait fait du bien et à ma mort, je lui aurai laissé mon argent. J’avais confiance. La seule chose qu’elle devait faire pour moi, c’était me soigner. Ayant un cancer de la gorge, je n’ai plus beaucoup de jours à vivre. On habite à 6 kms de sa mère, j’ai déménagé exprès pour elle. Elle allait la voir toute la journée et rentrait le soir pour aller travailler comme caissière à la superette du coin, puis elle s’occupait de moi.
- Vous l’aimiez ?
- Comme on aime une amie. A mon âge, je n’ai plus grand-chose à faire. Au lieu de tout laisser à l’Etat, je préfère dépenser mes sous pour une bonne cause.

Je ne pouvais pas le blâmer. Il avait raison.

- Sa mère est morte il y a trois mois. On est allé à son enterrement. Elle a récupéré ses affaires. Je lui ai dit qu’elle pouvait partir de chez moi. Vivre. Mais elle m’a dit qu’elle voulait rester avec moi parce qu’elle m’aimait bien. Mais maintenant…

Il s’arrêta. Il se leva et partit. Je n’allais pas le retenir. Je comprenais.
Voila une histoire qui s’annonçait difficile. On n’avait aucun renseignement conséquent sur la victime...

A suivre

Corrigé, Vonder

Voila.
Bon là je vais pas trop pouvoir faire de suite car festival de blues à Cognac oblige...
Modifié en dernier par beber le sam. 30 juil. 2005 - 11:09, modifié 1 fois.
Je ne vois pas ce que je pourrai dire sans vraiment rien dire tout en disant vrai.

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Message non lupar FunRAM » jeu. 28 juil. 2005 - 19:45

Ho... Cognac...
CA, c'est d'la ville !
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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Vonderwomane
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Message non lupar Vonderwomane » jeu. 28 juil. 2005 - 21:00

beber a écrit : Je m’installais dans le canapé en face de celui sur lequel il était assis.


Je te propose :
Je m’installais dans le canapé en face de lui ? en face du sien ? Ou laors tout simplement : Je m’installais en face de lui ?

Bon blues beber !
Wesh !!!!! Rabbit Power...



Il ne faut jamais dire :

Lapin, je n'achèterai pas ton livre.

Kouin, je ne t'aime point.

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Message non lupar beber » sam. 30 juil. 2005 - 11:19

Merci Vonder pour tes propositions :D
J'ai corrigé :P

Et vive le blues !
Je ne vois pas ce que je pourrai dire sans vraiment rien dire tout en disant vrai.

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Message non lupar beber » mar. 16 août 2005 - 21:04

Est-ce que quelqu'un peut me bloquer le sujet svp ?
Merci, je peux pas donner suite à l'histore suite à diverses raisons du moment actuel voila, donc merci, si quelqu'un peut me bloquer le sujet.
Je ne vois pas ce que je pourrai dire sans vraiment rien dire tout en disant vrai.


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