Les Contes obscurs du Lord Searose

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Kozak
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Les Contes obscurs du Lord Searose

Message non lupar Kozak » sam. 21 janv. 2012 - 13:11

Balade à vélo au village sans prétention

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Attention, ceci n'est pas un texte antisémite.

À un point, donné mais fort vague, de ma longue vie d'idées courtes, dans le flou de mes quartiers natals moribonds, j'allais à bicyclette.

LA CONFRERIE DES FARCEURS ISRAELIENS DANSVOTRE VILLE !

C'était annoncé comme ça sur le grand panneau d'affichage que je distinguais nettement en arrivant sur la place du Général Mongol. La politique culturelle de cette ville en particulier et des autres en général m'avaient toujours dépassé et je dépassai donc le programme des festivités sans en faire cas.
Je continuais mon chemin semé de pavés et de fiers cul, de bons bourgeois bien gras et de vieux tout secs, en chantonnant des vulgarités plutôt grossières que je n'oserais vous citer dans le texte. Très vite, je m'éloignai de l'agitation enfiévrée du centre pour gagner les boulevards périphériques qui périphèrent tout le long du jour et de remparts que ça en est beau à voir et même que les Anglais à la commissure des lèvres tendrement fripée trouvent ça so lovely. J'écrasai une fourmi par inadvertance, m'en battis l’œil trois fois puis, l'âme en peine, pris un sentier descendant allègrement vers la bande de nature à moitié maîtrisée qui cernait le bourg et la connerie de ses habitants d'un glacis protecteur (pour les gens de l'extérieur évidemment).
Guilleret, je pourfendais le paysage de fougères, de canettes vides et de papiers gras à vive allure. Un tas de petits lapins hypocoristiques et mignons tout plein détalaient devant moi, terrorisés qu'ils étaient par le métal hurlant de mon vélocipède furibard. J'arrêtai ma course folle non loin d'un bâtiment où les adolescents désœuvrés aiment à sniffer des solvants dans la joie et la bonne humeur, et dans un sac plastique. Je ne parlais pas et d'ailleurs je ne pensais rien quand soudain la terre fut secouée d'un tremblement (de terre, cela va de soit) qui provoqua devant mes yeux effarés l'éboulement de cette tourelle de débauche. Les vieilles pierres et plaques d'amiante dégringolèrent jusqu'à moi comme une traînée de dominos encore fumante. Élégant. Mais ce qui me chiffonnait, c'est que je savais pertinemment qu'un clochard tout ce qu'il y a de plus terrestre vivait à l'année dans ce taudis. Je criai :
- Roger ! Roger ! T'es là ?
Aussitôt, instantanément et sans plus attendre, un long râle se fit entendre. Les éboulis furent agités par un mouvement saccadé typiquement dû à une créature rampant tant bien que mal en dessous. Je craignais alors la vision d'horreur du corps ensanglanté qui s'apprêtait à surgir des décombres comme un diable de sa boîte de nuit. Il n'en fut rien et bientôt Roger se leva de toute sa hauteur devant moi. Jovial, il me salua en époussetant négligemment la poussière de sa veste en tweed pourpre et me cita les cotations du jour de la bourse de Pékin comme pour rire. Je lui demandai si ça allait.
- Pas du tout, c'est clair comme de l'eau de roche. D'ici une semaine, les niakoués commenceront à nous bouffer comme des brochettes de poulet sauce aigre-douce !
Je m'esclaffai à grosses goulées. Les plaisanteries de ce clochard singulier m'avaient toujours paru trésors inestimables. Je reprenais mon souffle quand j'aperçus au milieu des ruines un tas de fumier sur lequel un cadavre gisait tranquillement. Je le pointai du doigt bouche bée. Roger se retourna vers la chose et poussa un bordel de merde tonitruant.
- Le pauvre gars, il est clamsé !
L'état avancé de décomposition du corps laissait peu de place au doute. Vaillamment, Roger le souleva et le porta comme un fardeau sur son dos. Je ne comprenais pas bien pourquoi. Une espèce de glaire infâme qui transpirait des lambeaux de chair moisie se mit à dégouliner sur la belle veste en tweed pourpre. Je lui fis remarquer.
- Ah le salaud, il est dégueulasse !
Il jeta le cadavre par terre sans autre forme de procès. Contre toute attente et malgré son manque de vitalité flagrant, le mort se leva maladroitement en marmonnant des BEUARGHHHHHH sur le ton de l'injure. Mains en avant, l'espèce de zombie pataud ainsi formée se dirigea vers moi pour vraisemblablement me mettre en charpie. J'étais pétrifié de terreur. Incapable de bouger ou même de hurler, je le voyais s'approcher de moi lentement, le regard vide, les membres coulants. Alors au moment où j'allais passer à table, il retira son masque et claironna avec la nasalité mélodieuse d'un fort accent hébraïque :
- Ah ah, on t'a bien eu !
….....
Je m'éveillai tout en suaire.

Lord Searose
Traduit de l'anglais par sa Séminence Ulysse de Cétozet

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Re: Les Contes obscurs du Lord Searose

Message non lupar -Nico » jeu. 26 janv. 2012 - 10:18

Kozak a écrit :Attention, ceci n'est pas un texte antisémite.


Dommage, ça perd de son intérêt.
Du coup.
putain, je hais le foot

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Re: Les Contes obscurs du Lord Searose

Message non lupar Kozak » jeu. 26 janv. 2012 - 10:34

Pourquoi, vous préférez les textes antisémites ? Chacun son truc.


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