La Compagnie Sanglante : inspiration et récupération éhontée

Parler de littérature, de bandes dessinées, de cinéma, etc. C'était un peu évident dans le titre, mais bon...

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FunRAM
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La Compagnie Sanglante : inspiration et récupération éhontée

Message non lupar FunRAM » mar. 07 août 2007 - 22:46

Je ne sais pas si vous connaissez le cycle de La Compagnie Noire, de Glen Cook. C'est une série de bons livres de Fantaisie Héroïque mettant en scène la Compagnie Noire, une compagnie de mercenaires. D'après le Times, ce cycle a bouleversé le genre. Sans pour autant aller jusque là, je dirai simplement qu'aujourd'hui, Glen Cook est une référence du genre. Je vous enjoint donc à aller acheter immédiatement ses livres, si vous êtes amateurs du genre et si ce n'est encore fait.

Ayant relu les trois premiers tomes il n'y a pas longtemps, je me suis senti d'attaque pour débutter une histoire de compagnie mercenaire qui me trotait dans la tête depuis un petit moment déjà. J'ai rédigé un premier chapitre entre hier et aujourd'hui.
Ca s'appelle la Compagnie Sanglante et c'est au post suivant.

Mais pourquoi poster cela sur Lapin, voyons ?
Parce que je sais qu'il y a ici quelques amateurs de "littérature" suffisament cinglés pour lire les pavés que je commet et qui ont après ça le courage de donner leur avis sans détruire leur clavier de rage, tout simplement.
Donc voila, c'est pour ça que je poste ça ici. Toutes les critiques, positives comme dépréciatives, sont les bienvenues pour peu qu'elles soient constructives, ainsi que les conseils en matière d'écriture.

Voila.

PS :
Le "chapitre" (je ne sais pas encore si ce seront véritablement des chapitres à la fin) suivant viendra heu dans quelques jours, au mieux.
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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FunRAM
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Message non lupar FunRAM » mar. 07 août 2007 - 22:47

« Bon sang, il en arrive de partout ! On est cernés de toutes parts, les enfants ! »
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le sergent était observateur.
Acculés contre le mur de la ferme, nous étions aux prises avec des sangaath, des bestioles des champs grosses comme un mouton, poilues comme un ours et dotées de griffes à faire pâlir les plus gros loups du nord, qui avançaient tantôt sur deux pattes tantôt sur quatre, selon qu’il leur fallait courir où, comme c’était le cas ici, combattre. De sales bêtes. Ils avaient réussi à nous repousser contre un mur, sans que nous ayons la moindre possibilité d’atteindre la porte. Ils surgissaient par dizaines tout autour de nous, piétinant les cadavres de leurs congénères que nous mettions au tapis. Comment un si petit endroit pouvait-il contenir tant de bestioles ?
« Tordu ! Volage ! Qu’est-ce que vous attendez pour jeter vos putains de sorts ? lança le sergent aux deux mages de la compagnie
- Ho ! Du calme ! On fait que ça, nous ! S’il faut tenter plus fort, ça va prendre du temps ! hurla Tordu par-dessus le tulmute de la bataille
- On va vous donner du temps ! Les enfants, on protège les sorciers à tous prix ! »
La chose n’était pas aisée, tant il était difficile de quitter des yeux les sangaath pour changer de position. Tant bien que mal, un demi-cercle se forma autour des deux mages.
Les quelques archers présents dont les arcs étaient toujours utilisables se placèrent autour de Tordu et Volage, profitant du bouclier que leur conféraient leurs compagnons d’armes pour ressortir leurs arcs et tenter d’abattre à distance le plus grand nombre de créatures possibles. Pas bête.
Pendant ce temps, les deux sorciers commençaient tous deux une mélopée aux accents rauques en serrant contre leur front qui son amulette qui son anneau.
C’est tout ce que je vis du processus magique jusqu’à l’accomplissement du sortilège. J’étais moi aussi aux prises avec ces satanés monstres. Ma targe de bois avait depuis longtemps finit dans la gueule de l’un d’eux, aussi avais-je ramassé une hache de bûcheron qui traînait au sol et la maniait à deux mains pour pourfendre le plus grand nombre de créatures possible, mon couperet étant peu adapté à un tel massacre. J’avais été mordu superficiellement au bras gauche et j’avais reçu par-ci par-là quelques griffures, mais rien qui m’empêcha de combattre.
Certains de mes compagnons qui combattaient à mes côtés avaient l’air d’avoir plus de sang hors de leur corps qu’à l’intérieur, chose peu plaisante à mon avis. Du côté où j’étais, nous n’étions plus que trois debout, et nous étions sur le point d’être séparés du reste de nos camarades par la nuée d’agresseurs, ce qui nous aurait placés dans une situation peu enviable. Je me sentais sur le point de m’effondrer, et un coup d’œil du côté de Pâle me convainquit que je n’étais pas le seul. C’aurait vraiment été idiot de périr pour une simple mission d’éclairage dans une ferme abandonnée.
Heureusement, nos deux magiciens achevèrent rapidement leur rituel, et des raies de lumière pourpres et violets jaillirent par centaines du sol, se précipitant droit sur les sangaath. Je constatai qu’au contact de ces rayons, les créatures semblaient prises de nausées. Puis, d’un coup, elles explosèrent, envoyant des morceaux de chair et de boyaux dans toutes les directions. Vraiment charmant. Leurs congénères qui n’avaient pas été touchés par les rayons de mort semblèrent réfléchir un instant puis, comme un seul homme, se ruèrent vers la porte en une cavalcade terrifiée. Plusieurs périrent écrasés contre la paroi où sous les sabots des autres. Au passage, dans leur fuite paniquée, ils élargirent la porte d’au moins trois fois sa largeur initiale.
On l’avait échappée belle.
« Bon, faut pas rester dans le coin, avança Otto, c’est casanier, ces bestioles. Elles vont pas tarder à rappliquer de nouveau.
- Ouais, approuva le sergent. On risque fort de se faire étriper si on ne s’en va pas de suite. Mais je veux quand même qu’on récupère tout ce qui peut l’être, et qu’on établisse un compte des pertes, aussi. »

Quatre morts. Quatre morts pour une petite exploration champêtre en plein jour à deux lieues à peine d’un village. Vraiment la tuile d’être tombés sur la planque des sangaath des environs. Enfin, c’aurait pu être bien pire, sans Tordu ni Volage. Chef allait être furieux. La compagnie ne pouvait pas se permettre de perdre des hommes dans des missions de routine comme celle-là. Nous étions déjà si peu. Tant avaient péri depuis notre engagement auprès du Baron. Noal Fortebruine, qu’il s’appelle. Pas vraiment un guerrier, plutôt un dandy de cour. Pas tellement le genre à mater une révolte. Il avait quand même eu les moyens de payer la compagnie pour son service. C’est que chez les sanglants, on est plutôt chers.

La compagnie sanglante, telle était notre nom, et ce n’était pas qu’un nom d’apparat. Une compagnie mercenaire qui mettait les bras de ses membres au service de celui ou de celle qui payait. Cher. Mais en contrepartie, il était assuré d’une fidélité à toute épreuve pour son service. Ou presque.
Une fois ou deux, on avait décider de couper nous-même un contrat qui s’éternisait. « Couper », ça voulait généralement dire égorger le malheureux payeur s’il refusait notre départ. Avec cette méthode, on s’était acquis une réputation de combattants forcenés qui refusaient l’inaction. De toute évidence, le Baron Fortebruine ne comptait pas nous maintenir dans l’inactivité. Ces six derniers mois comptaient parmi les pires que j’avais vécus en compagnie de la compagnie. Pourtant, j’en avais vu des vertes et des pas mûres.
La compagnie s’était formée il y a bientôt une vingtaine d’années, à la faveur d’un conflit qui avait opposé des îles impériales. Les impériaux refusaient de se salir les mains pour mener une guerre, aussi engageaient-ils des mercenaires par douzaines, centaines, milliers. De nombreuses compagnies se sont formées à cette occasion, dont la Compagnie Sanglante.
« Compagnie », c’était un bien grand mot, au début. Une cinquantaine de soudards mal dégrossis, assoiffés de richesses, nubiles demoiselles et putains vérolés, et même certains de sang, qui avaient décidé de s’unir derrière Vatar Cron Falbir, autrement appelé Chef, un soldat qui, en sus d’être doté d’une musculature avantageuse, d’un don pour le maniement des armes et d’un charme à faire tomber en pamoison une prêtresse-guerrière du sud, était doué d’un sens tactique ainsi que d’un charisme à toute épreuve. Il n’avait eu qu’à se lever pour que tous les autres le suivent. Après la guerre, écourtée par la mort impromptue de l’un des belligérants, étouffé au cours d’un dîner mondain en sa demeure, la plupart des compagnies formées se sont dissoutes. Nous, non. Nous avons ensuite vécu quelques années de errance jusqu’à parvenir à Trakaïr, où nous avons loué nos services à l’un des seigneurs de guerre de la cité qui menait une campagne contre l’un de ses rivaux. Notre camp ayant finalement gagné, nous nous sommes vus grassement récompensés par le seigneur de guerre, et nous avons de même acquis une réputation de solides combattants. Nous avions en effet infligé bien des pertes à l’ennemi, en subissant bien peu nous-mêmes. De nombreux guerriers de feu notre adversaire de l’époque décidèrent de s’intégrer dans la compagnie, laquelle atteint un nombre suffisamment imposant pour être remarquable. Nous avons eu par la suite bien d’autres engagements. Peu à peu, d’une bande de guerriers indisciplinés, nous sommes devenus une véritable compagnie, dotée d’une hiérarchie très précise et surtout d’officiers dirigeants compétents.

« Hé ! Bretteur ! Arrêtes de rêvasser et amènes-toi ! Chef veut te voir ! »
Bretteur, c’est moi. Parce que j’aime bien ferrailler. Un gars pas très grand, voire même d’une taille très modeste. Les cheveux longs, comme il est commun chez les guerriers, attachés en ce qui jadis fut une natte et qui maintenant ressemblait à une grosse chenille. Brun, tirant sur le gris avec l’âge, paraît-il. L’un des premiers, un qui avait décidé de s’engager derrière Chef. Pas un officier, mais disposant d’une certaine autorité parmi mes pairs, chose qui n’est pas désagréable, car étant reconnu par tous, y compris par les officiers, comme l’oreille de Chef. Pourquoi il m’avait choisi, moi, pour confident de ses réflexions, je l’ignore, comme tous les autres, mais j’ai une vague idée. Il doit être au courant des carnets que j’entretiens depuis nos débuts et où j’essaye de relater l’histoire de la compagnie. Chef a l’air d’être le genre d’homme à vouloir marquer l’Histoire. Je lui en fournis incidemment la possibilité. Rien de plus.
« Assieds-toi, Bretteur, me dit Chef une fois que je fus entré dans sa tente. Nous n’avons pas encore commencé. » Je m’asseyais et regardai l’assemblée réunie dans la tente.
D’abord, Chef, évidemment. Un solide gaillard d’une taille et d’une robustesse plus qu’appréciable, revêtu ce soir-là d’une cuirasse sous laquelle, je le savais, se trouvait son sempiternel plastron de cuir bouilli qui protégeait son torse depuis qu’il avait manqué mourir empalé, avant que la compagnie ne voie le jour. Brun, lui aussi, mais pas encore grisonnant. Une fine moustache qui donnait un air quelque peu aristocratique à son visage, malgré la balafre qui lui lardait la joue droite, souvenir de l’un de nos innombrables engagements de ces vingt dernières années.
Ensuite, ses deux lieutenants, Flûte et Lieutenant, deux hommes dans la trentaine récupérés respectivement dans les terres glacés du nord et dans la campagne aride du désert situé plus au sud encore que le dernier port franc. Deux hommes aussi distincts physiquement qu’ils l’étaient géographiquement, et plus différents encore dans leurs manières de vivre et d’envisager le monde. Seule une certaine propension à obéir sans moufter à Chef et une efficacité incontestable à diriger les hommes les rapprochaient. Flûte, le géant blond, était nommé ainsi à cause de son flûtiau qu’il portait autour de son cou en permanence et qui permettait, selon lui, d’appeler le Golzberg, une créature nordique de légende qui ne se réveillait qu’une fois par siècle, au cours d’une lune de sang. Ce que pouvait bien revêtir comme signification cette « lune de sang », je l’ignore. Lieutenant, d’une taille à peu près équivalente à celle de Chef, d’une peau extrêmement noire et d’une physionomie aussi fine que celle de Flûte était carrée, devait, quant à lui, son surnom à son grade, tout simplement.
On trouvait également Hoc, l’un des deux médecins de la compagnie ; Toubib, son collègue, devait être en train de soigner les blessés importants de notre escapade. A côté de Hoc, confortablement installé dans le meilleur fauteuil de la tente après celui de Chef, se trouvait Roublard, un petit homme rondouillard qui rendait bien justice à son surnom. Un voleur patenté, mais toujours très utile pour collecter toutes sortes d’informations. Lui non plus n’était pas stricto sensus un officier, mais il était au courant de bien des choses que Chef ne m’aurait même pas confié. S’il fallait en croire la rumeur. Celui-là, on l’avait collecté dans les cités d’or, alors qu’on accomplissait une éprouvante autant qu’incongrue chasse au démon dans les souterrains d’une ville aussi grande qu’une île impériale, si ce n’est plus. Une mission dont tous les anciens gardent de bien mauvais souvenirs.
Et puis, évidemment, Tordu et Volage, lequel n’était pas nommé ainsi à cause d’une propension à s’égarer dans ses pensées mais tout simplement à cause de sa capacité à s’envoler, dans le vrai sens du terme, lorsque se pointe le moindre danger. Dans la grange, seul le plafond l’avait dissuadé de prendre la voie des airs. Tordu, quant à lui, devait son surnom à une déformation physique peu enviable qui lui tordait la moitié du visage. A côté d’eux, on trouvait bien entendu Branche et Racine, deux jumeaux qui étaient également les deux autres mages de la compagnie, nommés ainsi à cause de leurs membres noueux qui rappelaient assez des arbres morts. Ces deux-là, nul ne savait leur âge, mais depuis leur engagement il y a de ça une décennie, ils n’avaient pas changé. Toujours l’air d’avoir cent ans.
Enfin, en face de Chef, debout comme à son habitude – il s’asseyait toujours le dernier à une table – se trouvait l’un des plus étranges membres de la compagnie : L’Inconnu. Figurez-vous deux yeux vert sombre plantés au milieu d’une forme humanoïde revêtue d’un long manteau bordeaux. Toujours il portait un capuchon qui dissimulait ses traits, et un masque de cuir qui cachait son visage à l’exception de ses yeux d’un vert sombre, presque glauque, et une partie de sa peau, terriblement blafarde. Impossible de savoir quoi que ce soit sur lui. Ni d’où il était originaire, ni son passé. Cette dernière inconnue était néanmoins fréquente dans la compagnie, l’une des premières règles établies étant que tout membre était libre de garder secret son passé, à condition qu’il ne risque pas la sécurité de ses compagnons d’armes. Le sergent n’était pas là, bizarrement. Il devait encore être dans la tente médicale. Paraît qu’il a drôlement prit, cette fois-ci.
« Je suis vaguement au courant de ce qu’il s’est passé aujourd’hui, mais j’aimerai beaucoup entendre un compte-rendu complet de vous trois, annonça de but en blanc Chef, regardant alternativement dans ma direction et dans celle de Tordu et Volage.
- Ben c’est pas compliqué, on s’est fourgué dans le refuge de toutes les bestioles du coin », ais-je répondu, à moitié horrifié par mon impertinence
Chef ne tiqua pas, heureusement pour moi. Il a horreur de la familiarité lors des réunions officielles. Il nous regardait toujours, cependant. Petit à petit, on lui a tout déballé.

On avait été envoyé en mission de reconnaissance en-dehors du camp par Lieutenant pour s’assurer que rien de menaçant ne se situait alentour. Après la risible embuscade des révolutionnaires en ville qui nous avait coûté un nombre d’hommes absolument impensable compte tenu des moyens de nos opposants, la prudence était de mise. Depuis six mois, nous battions la campagne en combattant les insurgés. Depuis qu’une partie de l’armée avait rejoint les révolutionnaires, les choses étaient devenues pires. Beaucoup pensaient que nous nous retrouverions cette fois-ci dans le camp des perdants, et la baisse de moral accompagnée de la fatigue toujours croissante nous avait rendus bien plus vulnérables qu’à l’accoutumée.
Nous avons donc taché d’explorer les alentours de notre mieux, sachant qu’un grand danger si près d’un village – nous étions établis à même pas une lieue d’une bourgade du nom de Cranlis – était peu probable. A part les quelques roucas habituellement présents dans les champs, des sortes de renards gris clair peu agressifs, et quelques menues bestioles de campagne, nous n’avions trouvé que quelques sagaath épars. La plupart avaient fui à notre approche. Nous étions résolus à rentrer au camp lorsque le sergent remarqua au loin une ferme qui semblait abandonnée. Nous avons décidé de la visiter afin de s’assurer d’être en sécurité avant de rentrer.
Chose étrange, avant qu’ils ne nous tombent dessus, rien n’annonçait la présence de ces nombreux sangaath dedans. Sitôt la troupe entrée, ils se sont tous précipités sur nous, empêchant les archers de tirer, tentant de nous déstabiliser en nous renversant. Nous n’avons dû notre salut que grâce au sort de rayons de mort lancé par Tordu et Volage. J’ai pour finir signalé qu’à l’heure actuelle, les sangaath devaient avoir regagné leur tanière et qu’il ne serait guère judicieux de s’y aventurer de nouveau.
Chef est resté silencieux un moment avant de lancer : « Bon, votre récit colle avec les informations qu’ont collectées Roublard et L’Inconnu. Voila qui sauve vos têtes. »
Je restai pantois face à cette réponse. Qu’avaient bien pu faire ces deux-là pendant notre escapade pédestre ? Ma curiosité fut bientôt satisfaite en partie.
« Roublard et L’Inconnu sont partis en mission d’information dans les alentours. Ils ont trouvé à l’écart du village une masure dont la propriétaire, une vieille aveugle, d’après eux, prétend tout savoir des événements de la région. Vers l’heure où vous avez mit en déroute les sangaath, elle est tombée dans une sorte de transe et a raconté que des éclairs violets lui transperçaient le corps. Elle a ensuite évoqué la fuite des sangaath avant de s’évanouir. »
Ca me disait pourquoi Chef était au courant avant notre retour, mais pas pourquoi deux de nos meilleurs compagnons s’étaient attardés dans la masure d’une vieille folle à l’écart d’un village miteux.
« Le baron soupçonne les paysans de ces terres d’entretenir des liens magiques avec les animaux. Il pense qu’ils servent d’informateurs pour les rebelles. Du moins certains d’entre eux. » Voila qui éclairait cette halte d’un jour nouveau. Il se tourna vers Branche et Racine : « Demain, vous vous efforcerez de découvrir quel est le lien exact entre les habitants et les animaux du coin. Essayez également de neutraliser ces liens. Rien ne nous dit que nous ne sommes pas en ce moment même en train d’être espionnés par un quelconque oiseau ou insecte. »

La réunion s’était éternisée quelque peu après cette intervention, mais le reste de ce qui s’y était dit n’était guère de nature à susciter un réel intérêt. L’essentiel avait été dit en quelques minutes. Une fois la réunion achevée, je suis allé méditer un instant au pied d’un arbre situé à la lisière de la clairière dans laquelle nous nous étions installés. Bon sang, ces maudits rebelles ne nous laissaient aucune chance ! Si cette guerre continuait ainsi, la compagnie allait droit vers la destruction pure et simple. Et sans la satisfaction d’avoir saigné ce porc de baron Fortebruine. Vraiment de quoi être morose.
De mon poste d’observation privilégié, je contemplais la plaine. De multiples feux autour desquels étaient réunis des soldats par groupes de deux ou trois, souvent discutant ou jouant aux cartes la ponctuaient de taches jaunâtres. Malgré cette détente apparente, n’importe quel observateur un peu au courant de son affaire savait repérer dans certains gestes un peu crispés une tension sous-jacente, propre à révéler que malgré son sommeil, la compagnie était alerte. Regardant dans le vague, je laissais errer mes pensées. J’en vins rapidement à faire le point de ces derniers mois.
Un an auparavant, au sortir d’une guerre civile opposant deux frères se disputant le trône à moitié moisi d’une contrée délabrée mais dont les nobles possédaient néanmoins des arguments sonnants et trébuchants en quantité suffisante pour contenter la compagnie, nous étions dans une situation particulièrement enviable : celle des vainqueurs. Comme d’habitude, nous en avons profité pour engranger moult argent, mais également renouveler une partie de notre équipement, se réapprovisionner sur le dos des pauvres paysans qui avaient eu la malchance de vivre sur les terres du vaincu, quoiqu’à la vérité nous ne nous soyons pas vraiment gênés pour piller également les terres et racketter les paysans placés sous tutelle de notre employeur, et surtout engranger par dizaines de nouveaux engagements au sein de la compagnie. Une arrivée en masse de sang et de matériel neuf. Juste ce qu’il nous fallait, après les années de vaches maigres qui avaient précédé. Nous étions plus de cinq cent lorsque nous avons été mis au service du baron Fortebruine, pour le compte d’un royaume dont personne n’avait entendu parler, sis au milieu des terres, étrange territoire alimenté par un unique fleuve, cerné de cols infranchissables, constitué de collines, de plaines et autres terres arables. Un jardin d’été au milieu de la tourmente glacée. Ca en a étonné plus d’un, particulièrement ceux qui venaient du nord.
Nous avons été embarqués sur des galères de combat depuis un port assez modeste, puis, après un bref et inconfortable séjour en mer, avons commencé la remontée du fleuve, lequel était à vrai dire le plus large que j’ai jamais vu, du moins à son embouchure. L’absence d’un port à un emplacement si intéressant et avantageux, ainsi que le fait qu’aucun natif du nord n’en ai souvenance avait étonné bon nombre d’entre nous, mais les terres du nord étaient si improbables que nous ne nous étions pas le moins du monde questionnés. Après tout, nous n’avions aucune idée du trajet que nous avions suivi en mer. Durant la remontée du fleuve, on nous a brièvement expliqué qu’une révolte populaire avait éclaté et menaçait de renverser le système oligarchique de leur royaume. Rien que de très banal, en somme. Nous n’eûmes à ce moment-là droit à aucun détail, pas plus qu’après. Du moins, de la part de nos employeurs. Mais je vais trop vite.
Au départ, notre principale mission consistait à espionner les principaux fiefs où les rebelles semblaient avoir converti à leurs vues tout ou partie de la population. Pour ce faire, une centaine d’entre nous voyageait par petits groupes à travers la région, se rendant de villages en villages jusqu’aux fiefs annoncés, tout en signalant au passage les villages où il nous avait semblé repérer des activités suspectes. Notre rôle, une fois parvenus dans les villes désignées, était de repérer les mouvements rebelles et même, si possible, de récolter les identités des agitateurs. Toutes ces données étaient transmises à l’armée régulière du royaume, lequel opérait en toute discrétion ou avec moult démonstration et bains de sang, selon l’urgence. Pendant ces peu glorieuses mais toujours nécessaires manœuvres d’espionnage, le gros de nos troupes passait le plus clair de son temps à battre la campagne en tous sens, poursuivant les armées rebelles pour les mettre à mal. Ce genre de petits plans bien conçus se déroula plutôt bien durant un mois environ. Ensuite, tout bascula.
Les rebelles avaient compris que les nobles avaient fait appel à des mercenaires pour les espionner et les traquer. Ils réorganisèrent leur structure pour démasquer rapidement les taupes et pour éviter que de grandes rafles de rebelles aient lieu. Sur le champ de bataille, elles prirent le parti d’organiser de petites escarmouches de quelques hommes pour déstabiliser et démoraliser aussi bien l’armée régulière que les troupes mercenaires. Car si nous étions la seule troupe mercenaire d’importance, nous étions loin d’être les seuls étrangers à qui les nobles avaient fait appel. Parmi les troupes régulières, on trouvait nombres d’escadrons d’archers orientaux, de guerriers nordiques ou originaires des déserts du sud. Volage soupçonnait même les collègues du baron d’avoir fait appel à des mages de toutes contrées. Ces étrangers étaient un soutien très appréciable des armées régulières, car elles leur enseignaient des techniques de combat nouvelles, en sus du nombre d’hommes accru. Cependant, en dépit de cet avantage indéniable, la rébellion gagnait chaque jour du terrain. Les paysans mués en soldats faisaient preuve d’une faculté d’adaptation phénoménale, qui leur permit petit à petit au fil des batailles de développer de véritables tactiques guerrières propres à contrer les troupes qui s’opposaient à eux. A partir de là, on a cessé de faire de la subtilité pour donner dans la bataille sanguinaire. Ca, on connaissait tous.
Les choses ne sont ensuite pas allé aussi facilement qu’on l’aurait souhaité. Il y a trois mois environ, nous avons subit nos premières défaites face aux rebelles. Des cités entières s’insurgeaient, guidées et armées par un efficace réseau souterrain contre lequel nous ne pouvions plus grand-chose. Les quelques missions d’espionnages que nous avons menées par la suite ont toutes échoué lamentablement. Nous n’avions plus de véritable force à opposer aux révolutionnaires. Et puis ensuite, on a eu droit à la trahison d’une partie de l’armée, à des affrontements réguliers avec les armées rebelles, à des tentatives d’assassinats répétées dont beaucoup avortèrent, mais pas suffisamment à notre goût, bref de quoi nous décourager. Durant ces deux derniers mois, les défaites, débâcles et autres retraites ont été foison. Pour moi qui n’y étais jusque là pas habitué, ça a été une totale nouveauté. Les rebelles nous tendaient des embuscades de plus en plus audacieuses. Nous étions tous sur les dents. Nous étions épuisés. Certains, même, commençaient à avoir peur de tout et n’importe quoi. Cet étrange royaume jouait avec nos nerfs.
La semaine précédente, alors que nous nous étions installés dans des entrepôts aménagés d’une ville d’importance, ils nous sont tombés dessus. Quelques dizaines, tout au plus. Personne, pas même Traqueur, ne les avait repérés. Les mages n’ont rien détecté jusqu’au dernier instant. Ils prétendent que les terres sont gorgées de magie, ce qui émousse leur réceptivité. Racine et Branche estiment que tout le royaume, depuis le fleuve jusqu’aux contreforts montagneux, est gorgé de magie, ici. On peut leur faire confiance pour détecter des traces de sorcellerie dans l’air. Volage pense qu’ils en sont arrivés au point où le corps ne peut survivre sans la magie, ce qui les y rend très sensibles. Les rebelles nous ont infligé de lourdes pertes, et ils ont réussi à brûler un chariot de nourriture. Nous ne sommes plus que deux centaines d’hommes, sur le demi millier engagé initialement. Nous sommes vraiment mal engagés dans cette aventure.
Alors que la majorité d’entre nous a périt ou disparu sans laisser de traces, les rangs des rebelles se sont considérablement accrus, eux. Les nobles qui pensaient que cette insurrection se limiterait aux roturiers urbains se sont fichus le doigt dans l’œil jusqu’au coude, à mon avis. Non seulement les paysans se sont joints à eux, de même qu’une bonne moitié de l’armée, mais il semblerait que des espèces de tribus montagnardes aient emplis leurs rangs en leur fournissant des refuges appréciables en montagne, ainsi que nombre d’armes et des refuges souterrains. Je ne connais rien de l’Histoire du pays, mais l’existence de ces nombreuses caches dont la plupart étaient inconnues des dirigeants laisse à croire que ces tribus sont les derniers autochtones vivant une existence troglodyte qui devait être la condition moyenne des habitants du cru avant qu’ils ne se décident à investir la plaine. Ou alors il y a quelque part dans ces contreforts glacés quelque monstre qui s’amuse à creuser moult galeries dans la roche.
En tous les cas, lorsque la situation avait commencé à devenir vraiment trop dangereuse pour nous et qu’il était devenu apparent que l’oligarchie se reposait avant tout sur la compagnie plutôt que sur le reste de ses troupes, Chef s’était décidé à lever la voix. Ca avait gueulé sec dans tout le palais royal. On nous avait accordé une mission de ressourcement dans l’est du pays, une terre qui n’avait pas ouvertement prit le parti des rebelles mais dont on supposait la population d’informer d’une manière ou d’une autre nos adversaires. En s’installant à une distance raisonnable de toute civilisation, nous espérions pouvoir engager certaines missions d’espionnage dans les villages de la région, à moindre risque que lors des précédentes semaines. Ca commençait plutôt mal. Non seulement notre désastreuse mésaventure dans cette ferme abandonnée s’était close par des morts, mais en plus il était arrivé à certains hommes bon nombre de rencontres inopinées avec des animaux sauvages, dans les bois. Depuis trois jours, l’infirmerie ne désemplissait plus. Si vraiment les paysans du cru établissaient des contacts magiques avec les animaux, nous allions tous prendre un malin plaisir à leur extorquer par la force toutes les données sur ces fichus rebelles et sur ce fichu royaume.
Parce que petit à petit, bon nombre d’entre nous avons commencé à nous questionner sur cet étrange royaume qui s’étale sur un si vaste territoire sans que personne n’en ai jamais entendu parler, pas plus que des chaînes de montagnes qui le ceignent de toutes parts, et encore moins de ce large fleuve au courant si rapide qu’il nous permet de traverser la plaine en moins d’une semaine… Et pourtant, à son arrivée ici, la compagnie comprenait suffisamment de représentants du nord pour pouvoir établir une carte assez précise, comme l’avait d’ailleurs prouvé Lunette, le cartographe autoproclamé de la compagnie. De plus, comment ne pas avoir entendu parler d’une terre paradisiaque au beau milieu des steppes glacées du grand nord ? D’ailleurs, depuis notre arrivée, pas le moindre changement de temps n’a été visible. On se croirait en plein milieu d’un printemps doux depuis six mois, alors que certaines zones comme les contreforts montagneux étaient plongées dans un hiver impénétrable duquel ne surgissait nulle verdure, même si parfois les champs en étaient distants de moins d’une lieue. Cette terre était un véritable mystère, et de plus en plus de gars souscrivaient à l’opinion de Branche et Racine selon laquelle elle n’existait pas vraiment mais n’était que l’émanation d’une grande magie qui avait imprégné la terre même, créant une sorte de tiroir dans la réalité, tiroir dans lequel nous étions plongés de plein gré et dont le fleuve devait être une sorte de poignée. Pas vraiment facile à imaginer, mais je ne pouvais pas en vouloir aux hommes d’y croire, d’autant plus que je nourrissais moi-même quelques doutes quant à la réalité au cœur de laquelle nous évoluions depuis un moment déjà. Surtout quand je voyais la faune des environs.
En plus de ces ignobles sangaath, que l’on retrouvait un peu partout dans le royaume, il y avait des sortes de busards géants dont j’ignorais le nom et qui nous survolais toute la journée. Beaucoup en avaient peur, et il faut bien avouer qu’être constamment guetté par des rapaces géants à longueur de journée, c’était assez éprouvant pour les nerfs. On trouvait aussi dans les bois des espèces de phacochères d’une taille imposante, capables de déraciner des arbres sur un coup de tête, sans mauvais jeu de mots, et dont les sabots étaient fendus en deux. On en avait rencontrés plus à l’est, dans des forêts où s’étaient réfugiés quelques rebelles. Ca nous avait coûté une dizaine d’hommes et presque une cinquantaine de blessés. Et nous n’en avions pas tué un seul ; nous les avions juste mis en fuite. Et pour avoir moi-même tenté d’en blesser un au coup avec ma rapière, devenue inutilisable depuis et donc abandonnée sur place, je peux témoigner de l’inutilité de l’utilisation d’armes contre ces monstres. Le mieux était de ne pas s’aventurer trop profondément dans les forêts. Nous avions aussi fait la désagréable connaissance d’araignées des champs rouge-brun grosses comme le poing. Ce jour-là, sans nos mages, nous étions tous morts. A part ces rencontres très, trop ?, remarquées, certains soldats maintenaient avoir aperçu ou entraperçu des animaux monstrueux ou fabuleux dans les frondaisons. J’ai eu moi aussi certaines impressions que quelque fabuleuse créature s’agitait à la lisière de mon champ de vision, mais rien de plus. En dehors de ces animaux à nuls autres pareils, nous avions croisé la faune habituelle que l’on retrouve normalement dans une clairière. Ces animaux étranges, cette saison perpétuelle, cette atmosphère tendue, tout semblait fait pour nous désappointer, nous déstabiliser et nous terrifier. Le problème, c’est que ça marchait.

Je fus tiré de mes rêveries par l’arrivée de Chef. Evidemment. Je ne sais pas comment il fait, mais il parvient toujours à me trouver, quel que soit l’endroit où je me trouve. Tranquillement, il s’assit à côté de moi au pied de l’arbre.
« Bon, demain on devrait savoir, lança le capitaine. J’aimerai bien que l’on puisse mettre hors d’état de nuire le village tout entier, si ce sont bien eux qui mettent au courant les rebelles. Mais avant ça, il faudrait s’assurer qu’il n’y en a pas d’autres qui font de même ni qu’il n’y a pas que quelques villageois épars qui s’en chargent. Il serait idiot de tuer tout un village pour rien, dans notre situation. On se retrouverait immédiatement avec tous les paysans du coin sur le dos. C’est pour ça que j’aimerai que tu accompagnes Roublart demain, en mission d’espionnage. Je pense que sa technique habituelle est totalement éventée, dans un petit village de campagne comme ça. Au besoin, restez-y plusieurs jours, mais essayez de ramener quelques preuves. »
La technique de Roublard, je la connaissais. Comme ses traits étaient peu marqués, il se débrouillait pour être accompagné de quelqu’un à l’allure remarquable, pour qu’il attire l’attention pendant que lui s’occupait véritablement de la mission. Mais dans un village d’une centaine d’âmes, elle paraissait en effet peu adaptée. Bien, après une journée en éclaireur particulièrement éprouvante, je n’aurai pas la satisfaction de bénéficier d’une journée de repos. Autant me coucher tôt. Avec Roublard, on était en général prêts à partir dès l’aube. Avec un petit signe, je prenais congé de Chef. Je me dirigeai vers la tente de mon contingent, sérieusement réduit depuis le début de cette mission, et m’endormit comme si une chape de plomb m’était tombée dessus.
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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Message non lupar FunRAM » sam. 11 août 2007 - 09:03

Bientôt quatre jours que j'ai posté ça, personne a répondu. C'est donc que ça doit être vraiment trop gros et/ou mauvais que personne ne se donne la peine de réagir et/ou de lire.

Ou alors c'est vraiment trop gros et certains ont pas encore fini de lire. Ou alors on me prépare une chiée réponse ultra-détaillée à peu près aussi énorme que le texte que j'ai posté.

Ou alors rien de tout ça.
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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Message non lupar Sivarrine » sam. 11 août 2007 - 11:05

J'attendais que quelqu'un fasse un resumé.

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Message non lupar puyo » sam. 11 août 2007 - 11:11

Hé bien, disons que c'est super long.

Il faudrait plutôt un support bd.

Sinon, pour le titre, j'aurais mis "Les sangaaths de Taïwan"
Kouin, le doublon négatif

Tiens, ça ferait une bonne blague canard, ça !

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Message non lupar FunRAM » sam. 11 août 2007 - 11:28

puyo a écrit :Hé bien, disons que c'est super long.

Oui.
puyo a écrit :Il faudrait plutôt un support bd.

Merci de te porter volontaire pour le dessin, héhéhé.
puyo a écrit :Sinon, pour le titre, j'aurais mis "Les sangaaths de Taïwan"

Bien joué. Mais le titre, comme tout le reste, est temporaire.
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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Message non lupar FunRAM » sam. 11 août 2007 - 11:36

Sivarrine a écrit :J'attendais que quelqu'un fasse un resumé.

Voici.

Quelque part dans une ferme, à l'issue d'une partouze homosexuelle et zoophile, un troupe de délicats éphèbes à la sexualité douteuse rejoignent leur camp. On y apprend qu'ils appartiennent à une compagnie de soldats grecs.
Le héros, le giton du capitaine et l'un des premiers volontaires de la compagnie, est convoqué par ce dernier au bain turc aménagé dans une tante (non, il n'y a pas de faute) où se trouvent divers personnages forts virils et hauts en couleurs. Après quelques paroles ennuyeuses, un voile pudique est jeté sur le reste de la réunion, mais on devine ce qu'on veut.
Ensuite, tourmenté pire encore que Jason dans les feux de l'amour après que Cinthia lui ai dévoilé son attirance pour son petit frère Josh, le narrateur tourne et retourne ses pensées dans sa tête en prenant un repos bien mérité au pied d'un arbe, où ne tarde pas à le rejoindre le capitaine.

Finalement, exténué, il va se coucher et s'endort comme coule une enclume lestée de béton armé, non sans s'être auparavant vu confier la délicate mission d'espionner quelques fermiers sodomites.

Heureux ?
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Message non lupar Jeannot » sam. 11 août 2007 - 14:22

ça a l'air sympa.

Un autre résumé ?
Mourir un Vendredi Saint est une bonne chose, car ce jour là, l'Enfer est fermé.

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Message non lupar Bob Boutique » sam. 11 août 2007 - 15:40

Mémoire

L'histoire des Sangaath et de la compagnie sanglante (le retour VII)

Comment revisiter un concept aléatoire en concision subluminale pro-active.

Moi, je trouve ça très hémoglobineux, très enlevé et très convenable dans la mesure où on ne critique ni la religion ni Geoges Busch. Mais...

Le scénario, d'accord. Avec Van Damme (parce qu'il est belge) et Siegel (parce que parce que) dans les rôles de Tordu et Volage, Mais...

Dans toute compagnie digne de ce nom (qu'elle soit sanglante ou propre, peu importe) il y a toujours un grand noir costaud et un peu niais qui se sacrifie et sauve tout le monde à la fin. Rien. Je n'ai rien vu.

Il y a toujours aussi un petit juif à lunettes qui parle de sa maman et résoud tous les problèmes d'informatique. Rien. Pas l'ombre d'un youpin, ce qui m'incline à croire que l'auteur est anti-sémite.

Il y a toujours une FEMME (enfin, depis une dizaine d'années) qui fait du karaté et se déshabille parmi les mecs, comme si elle était seule dans sa douche. Rien. Pas l'esquisse d'un petit sein (les paras femelles ont toujours des petits seins ).

Il y a toujours un colonel en cigare, genre chic type, qui vient féliciter ses hommes à la fin et fait rigoler tout le monde avec une plaisanterie à deux sous, pendant que les derniers mourrants finissent d'agonser à quelques pas. Rien, même pas un adjudant.

Enfin, last but not least, il y a toujours un haut gradé avec une tête de faux cul qui travaille pour les Sangaaths (je ne vous pas pourquoi ils n'auraient pas droit à une majuscule) et qu'on découvre en fin de chapitre. En général, il essaie au tout dernier moment de flinguer Van Damme, mais Siegel le sauve in extremis. ca marche aussi dans l'autre sens.

Bref, c'est bien, mais il faudrait revoir l'histoire.

Un, c'est trop court. Il faudrait quelque chose de plus étoffé. Les caractères ne sont pas assez fouillés (on ne sait même pas si Bretteur a été violé dans son enfance où si son grand-père était son héros...),

Ca manque aussi de descriptions à la Proust... de dialogues à la Pagnol... et de commentaires écologiques à la Nicolas Hulot. (Je me trouve pour l'instant... raaah.... dans une nacelle.... raaah... et je survole dans des conditions pénibles... re-raaah etc...)

Mais à part ça, oui... Il y a dans cette oeuvre quelque chose d'indéfinissable que je n'arrive pas à définir, une force, une vérité...

franchement, c'est une très beau tableau, une très belle toile, et je suis sur qu'elle fera un malheur dans une prochaine exposition, même si le cadre est un peu lourd avec ses dorures tappe à l'oeil et ses moulures Louis XVI...

Voila, t'es content ?

Bob

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Message non lupar FunRAM » sam. 11 août 2007 - 16:50

**éréction**
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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Message non lupar Sivarrine » sam. 11 août 2007 - 19:22

C'est un scénario de film j'ai trop bouffé de pizza, je crois que je vais vomir ?

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Message non lupar FunRAM » sam. 11 août 2007 - 19:40

Sivarrine a écrit :C'est un scénario de film j'ai trop bouffé de pizza, je crois que je vais vomir ?

A part La Grande Bouffe, je vois pas.
"Now, lissen up, dis iz teh sovrin ceiling cat talkin, pai attenshun: Dis is Jerusalem, der sitty in teh middul of Urf. Not middel-urf - dat iz full ov hobbitz. 6 Norty Jerusalem, iz sitty dat putz it paws ova its eerz an go 'La la la, I cants heer u!' Jerusalem no do wot ceiling cat want."

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Message non lupar Feuille » sam. 11 août 2007 - 20:37

C'est Pernod qui est censuré comme ça ? Oh ben.
Ceci est une signature.
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Message non lupar Ababakar » sam. 11 août 2007 - 21:53

y a des petits problemes d'accords de temps
et puis tu devrais remplacer mission d'eclairage vers le debut par mission de reconnaissance comme tu l'as fait plus loin

sinon tu developpe bcp le background mais en fait je pense que ça fait trop d'un coup , dans ce genre de livre l'auteur met de l'action, des dialogues, des descriptions ...et le background apparait peu à peu pour expliquer des situations , quand des peripeties ou la geographie rappellent tel ou tel fait du passé à un perso enfin bref petit à petit histoire de faciliter l'immersion et donner de l'epaisseur à l'action

je connais pas glen cook, j'essaierai peut etre, dans le meme genre il y a l'es livres de Cendres de Mary Gentle qui decrit la vie d'une commandante d'une compagnie de mercenaires en Europe au moyen age

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Message non lupar FunRAM » sam. 11 août 2007 - 22:00

Ben en fait, le développement du background, j'ai eu du mal à le placer autre part... Je vais peut-être remanier ça pour en mettre la deuxième partie (celle sur les évênements plus récents) dans un chapitre ultérieur, mais pas trop, car sinon ben on comprend plus rien à l'histoire.

Sinon, sauf si je change d'avis, vous ne saurez rien du passé des personnages, sauf deux d'entre eux.
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Message non lupar Ababakar » dim. 12 août 2007 - 07:16

y a un truc qui consiste à en mettre des bouts dans un genre de paragraphe d'intro avant un chapitre
on voit ça dans pas mal de bouquins, un paragraphe ecrit en plus petit et avec des lignes plus courtes que le reste de la mise en page . Parfois c'est presente comme si c'etait un extrait de l'oeuvre d'un historien/barde/personnage illustre et parfois c'est juste posé là en intro

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Message non lupar puyo » dim. 12 août 2007 - 09:24

Ou alors, mettre en gros : Ceci est le background.

Puis écrire en background.

(pour ce faire, mieux vaut prévoir une chambre noir, dite black room).
Kouin, le doublon négatif



Tiens, ça ferait une bonne blague canard, ça !

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Message non lupar glop-glop » dim. 12 août 2007 - 10:32

C'est touffu, et confus aussi.
Il y a beaucoup trop d'infos à digérer en trop peu de lignes, c'est trop explicatif et pas assez prenant, on décroche vite et faut se forcer pour aller au bout.
Ce que tu écris là c'est un synopsis développé, pas complètement mauvais d'ailleurs, mais c'est un canevas sur lequel il faut broder, sinon il n'y a aucun plaisir de lecture ... la façon dont tu introduis les personnages laisse également à désirer, t'es pas speaker d'un match de foot qui présente les équipes !
Un autre défaut aussi c'est que tu places quelques mots "recherchés" pour faire chic et qui tombent un peu comme des cheveux dans la soupe : reste toujours dans le même registre !

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Message non lupar FunRAM » dim. 12 août 2007 - 12:31

Ouais, faudra l'alléger un petit peu, quoi, et rajouter un peu plus d'action. Eventuellement des descriptions, mais là, à part les personnages, il n'y a pas grand chose à décrire, en fait.

Concernant le background, je ne sais pas encore comment le placer, mais je crois qu'en fait, je vais faire un premier chapitre sans aucun background. Pour présenter les protagonistes principaux (qui sont, vous l'aurez sans doute deviné, les participants à la réunion), je vais peut-être faire ça façon allegée, au fil de deux ou trois chapitres, comme conseillé par Ababakar.

Sinon, glop-glop, les mots "recherchés" qui tombent "comme des cheveux dans la soupe", tu me les situer ? C'est que comme c'est mon style habituel (un peu lourd, j'euphémise), j'ai du mal à les situer, là.
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Message non lupar glop-glop » dim. 12 août 2007 - 13:14

Tu veux quand même pas que je relise tout ?!
Enfoiréééé !!!

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Message non lupar FunRAM » dim. 12 août 2007 - 14:06

Ah ben écoutes, hein, c'est toi qui m'en a parlé, héhéhé.

Bon, sinon, au regard de tous les commentaires (et comme il y en a peut-être d'autres en arrivance) et aussi (surtout) que j'ai quelques menus travaux dont je dois m'acquitter, la réécriture du présent chapitre est remise à plus tard. Et je vous parle même pas de l'écriture du second.
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Message non lupar Bob Boutique » lun. 13 août 2007 - 13:29

Blagues à part, les copains ont dit très exactement ce que j'aurais pu commenter...

Essaie d'écrire plus court, avec des chapitres moins longs, des paragraphes mieux espacés... comme si tu racontais l'histoire à un copain.

A la limite, relis-toi à haute voix.

Amitiés,

Bob

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Message non lupar FunRAM » lun. 13 août 2007 - 13:32

Bob Boutique a écrit :On fait calin ?,

Jamais le lundi.
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Message non lupar César » lun. 13 août 2007 - 15:30

Si on prend en compte que demain on est mardi...

Non, rien.
[url=http://img107.exs.cx/img107/1391/ahhhhhhh9hv.swf]Inquiétant? Sadique? Masochiste? Méchant? Geek?
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Message non lupar FunRAM » lun. 13 août 2007 - 15:36

Meuh si, exprimes-toi, voyons, nous sommes toutes ouïes.
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Message non lupar César » lun. 13 août 2007 - 15:43

Merci.

Et bien, si l'on prend en compte le carré de l'hypoténuse
du triangle rectangle ABC (A représentant lundi, B mardi, et C du beurre) ,et bien on peut en déduire que la polyvalence du mot (pré-pondéral, ceci dit en passant) "Canard" nous amènera à Mardi précisément à 00h00.

Voila.

Pour la prochaine fois, vous me ferez le résumé de "Clara Morgane, sa vie, son oeuvre, son beau frère".
[url=http://img107.exs.cx/img107/1391/ahhhhhhh9hv.swf]Inquiétant? Sadique? Masochiste? Méchant? Geek?
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Message non lupar Bob Boutique » lun. 13 août 2007 - 16:50

Alors là, je me porte en faux! Le carré de l'hypoténuse ne marche pas avec un angle obtus. or César l'était manifestement.

Ceci dit, j'admets bien volontiers que dans le monde des Sangaaths (pourquoi n'auraient-ils pas droit à une mjuscule?) le triangle de l'hypoténuse a une valeur inversément proportionnelle au poids des pois mous, encore appellés par erreur 'Blonk'. Alors que ce sont en réalité des 'Gniioukh'... Je m'égare.

Je viens de commencer 'Clara Morgana', mais je ne trouve pas le chapitre réservé au beau-frère. Quelqu'un pourrait-il m'aider ?

Si un nouveau débarque dans ce forum, il se trouvera exactement dans la position où j'étais en faisant votre connaissance, il y a un bon mois. je croyais être tombé par hasard sur un site tchèque.

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Message non lupar César » lun. 13 août 2007 - 17:09

Je conçois que le chapitre sus-nommé n'est pas facile.

Mais pour ce soi-disant angle obtus, je m'indigne!

Il ne s'agit de rien de plus qu'un malheureux angle plus ou moins droit, aucun rapport avec une quelconque "obtusage"!
[url=http://img107.exs.cx/img107/1391/ahhhhhhh9hv.swf]Inquiétant? Sadique? Masochiste? Méchant? Geek?
Jeune?
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Message non lupar Bob Boutique » lun. 13 août 2007 - 17:17

Indignez-vous, indignez-vous... 112,000365 degré n'est pas un angle droit.

Même chez les Sangaath (pourquoi n'auraient-ils pas droit à une majuscule) où l'espace/temps se courbe dans le mauvais sens, il ne vaut que 84.223452 (encore que certains scientifiques pensent que... je m'égare).

J'ai trouvé par hasard dans la niche du chien le chapitre de la belle-soeur. Est-ce que c'est le même que celui du beau-frère au féminin ?

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Message non lupar César » lun. 13 août 2007 - 18:01

La belle soeur étant le mari du frère, non.
[url=http://img107.exs.cx/img107/1391/ahhhhhhh9hv.swf]Inquiétant? Sadique? Masochiste? Méchant? Geek?
Jeune?
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